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postheadericon Le Blog de Jean-Philippe Chauvin

postheadericon Une Grande Gare pour Paris, un projet qui nécessite de l'ambition.

 

A Paris, la place de la République a fait peau neuve et est devenue une vaste esplanade dévolue au premier chef aux piétons, même s’il reste évidemment une partie toujours dédiée à l’automobile. L’inauguration a eu lieu dimanche, et tout le monde s’extasie sur cette reconquête de la ville par le piéton, sans doute à juste titre même s’il reste encore beaucoup à faire pour qu’elle soit effective et pour diminuer les flux automobiles intra-muros sans, pour autant, pénaliser les habitants des périphéries parisiennes qui viennent travailler au cœur de la capitale : une équation délicate qui n’est pas encore résolue, semble-t-il, à voir les encombrements des débuts et fins de journée.


Lors de l’inauguration, les passants étaient invités à apposer des messages sur la place, comme le rapporte « Le Figaro » : « Elle est belle ! Vive Répu ! » qui me fait penser spontanément à Béru, le héros de Frédéric Dard, plus qu’à Marianne ; l’optimiste et un brin démagogique « Paris aux piétons enfin ! » (pas à tous, visiblement, à voir l’indélicate répression des piétons de « la Manif pour tous » sur les Champs-Elysées ou au Quartier latin…) ; « Pour une République apaisée », message qui tient plus du slogan politique et du vœu pieux que de la promotion d’une place piétonne… Pendant ce temps, M. Delanoë paradait avec son adjointe et candidate à la prochaine élection municipale de 2014, cherchant peut-être à faire oublier son accès d’humeur contre l’humoriste Canteloup, accusé par l’édile parisien de pratiquer un humour « homophobe » (sic !) parce que moqueur à l’égard du maire et de ses manies.


En regardant les images de l’inauguration et en lisant les articles s’y rapportant, j’éprouve une certaine gêne et une impression d’inachevé ou d’occasion manquée : car, si la place en ses nouveaux atours est belle, et j’espère qu’elle le restera aussi longtemps que possible, elle ne peut me faire oublier un projet aujourd’hui abandonné (mais est-il fatal que cela soit définitif ?), projet immense et ambitieux que je défends depuis le milieu des années 2000, sans malheureusement beaucoup de succès… Ce projet, qui dort d’un sommeil profond dans les cartons de la SNCF, c’est celui de la Grande Gare internationale de Paris qu’il était prévu de construire sous la place de la République même.



Paris a cette particularité de n’avoir en son sein que des gares qui sont autant de « terminus », sans lien ferroviaire intra-muros entre elles : ainsi, impossible de traverser Paris dans le même train alors même que la plupart des relations entre, par exemple, la Bretagne et le Nord passent par la capitale… A chaque fois, et j’en ai quelques souvenirs épuisants, il faut débarquer avec ses valises encombrantes à Montparnasse, descendre dans le métro, éviter d’oublier un bagage (dont il est dit qu’en cas d’abandon –souvent une distraction, en fait- il sera automatiquement détruit…), courir parfois pour ne pas louper sa correspondance, s’essouffler dans des escaliers roulants glissants, etc. Et si, par « malheur » (sic !), vous possédez un gros chien, interdit de prendre le métro et difficile d’être accepté par un taxi !


Tout l’intérêt de cette Grande Gare projetée et espérée réside justement dans la possibilité de traverser Paris sans avoir besoin de descendre du train : gain de temps, économie d’énergie personnelle, compétitivité renforcée face à l’aéronef, et rôle de véritable carrefour et plaque tournante ferroviaire qui pourrait renforcer l’attractivité de Paris ! De plus, cette Grande Gare pourrait être l’occasion de montrer l’excellence française dans la construction d’un ensemble architectural et technologique original souterrain, comme le viaduc de Millau l’a été en d’autres lieux et d’autre manière. Cela romprait aussi avec l’idée de plus en plus répandue d’une capitale muséifiée et qui semble de plus en plus vivre sur ses acquis anciens (et évidemment à sauvegarder et entretenir) et sur quelques « gadgets pour Bobos » (pas toujours nécessaires au rayonnement à long terme de la ville…) !


Cela pourrait être « le » chantier ferroviaire du siècle à Paris et créer de multiples emplois mais aussi de multiples activités de maintenance et de services, tout en étant appelé, une fois la gare terminée, à devenir à son tour une « gare symbole » comme a pu l’être (et encore aujourd’hui…) la prouesse technique (esthétique, c’est moins sûr…) de la Tour Eiffel.


La gare de demain vue par un dessinateur de science-fiction : on peut l'imaginer autrement...


La France, dans son histoire, a su innover et faire preuve d’une imagination parfois fort bénéfique (parfois moins, aussi…) pour le pays et sa place dans le monde : il serait dommage que, obnubilée par ses comptes sans pour autant agir pour les redresser (la faute à une République qui n’a comme horizon que les prochaines élections !), elle en oublie ce qui fait aussi son identité dans l’histoire : l’audace, et la grandeur !


Cette Grande Gare pourrait en être le révélateur et la plus belle des illustrations contemporaines : voilà un vrai et beau projet pour les années prochaines ! Mais qui, dans notre classe politique actuelle, si peu créative et si peu courageuse, osera le porter ?

 


Mis à jour (Mardi, 18 Juin 2013 13:33)

 

postheadericon République, Monarchie et politique étrangère.

 

Les voyages de M. Hollande sont-ils inutiles ? En tout cas, ils n’ont pas encore assuré au président de la République la stature internationale dont la France pourrait tirer profit et ils ont souvent laissé la drôle d’impression d’un certain amateurisme aux interlocuteurs du président ou aux observateurs et commentateurs, ce qui n’était évidemment pas le but recherché… D’autant plus que, dans la tradition de la Cinquième République, la politique étrangère est l’une des prérogatives les plus importantes du Chef de l’Etat ! Mais il est certain que la République française, en semblant aujourd’hui indécise sur le plan diplomatique, affaiblit ses positions et prête le flanc à la critique : « où est la France ? », demandent certaines capitales, déçues de l’absence apparente de stratégie française et d’un certain « dilettantisme » de la magistrature suprême sur quelques sujets brûlants comme la francophonie ou « la politique des mers ». M. Hollande, à rebours d’un de Gaulle ou d’un Mitterrand, voire de leurs successeurs (souvenons-nous du discours de M. de Villepin devant l’assemblée générale de l’ONU en 2003 face aux velléités bellicistes des Etats-Unis), semble bien « ne pas avoir de plan », là aussi, en politique étrangère : c’est regrettable, même si la réalité est sans doute moins simple. On peut murmurer la fameuse phrase d’Anatole France mise dans la bouche d’un de ses personnages de roman, à propos de la République et que Maurras avait mis en couverture de son essai « Kiel et Tanger », comme un avertissement à qui se ferait encore des illusions : « Ne sois pas de mauvaise foi : tu sais que nous n’en avons pas, de politique extérieure, et que nous ne pouvons pas en avoir. » La République hollandiste semble le confirmer, au grand dam des diplomates français eux-mêmes !


Et la France, là-dedans ? La mondialisation n'est pas un dîner de gala, il faudra bien que M. Hollande le comprenne !


Ce constat d’Anatole France renouvelé en 2013 est l’occasion, a contrario, de rappeler que la France, née de la fondation et de l’action des Capétiens et de leurs successeurs Valois et Bourbon, trouverait plus d’avantage, en ce domaine, en la Monarchie « à la française » qu’en cette « absence de prince », définition que donnait ce même Anatole France de la République.


De plus, l'intérêt d'une monarchie politique pour la France est, par une présence diplomatique forte, de limiter les abus de l'économie sauvage en pesant lors des négociations internationales : en renforçant l'Etat à l'intérieur, vous lui donnez plus de poids à l'extérieur.



Enraciner un Etat politique dans la durée par une magistrature suprême qui ne doive rien aux forces économiques et aux promesses des puissants (puisqu'elle est héréditaire et que la naissance, contrairement aux élections, ne s'achète pas...), c'est le meilleur moyen de jouer un rôle de médiation efficace et de ne pas être soumis aux oukases des multinationales qui font tout, aujourd'hui, pour déposséder les Etats de leurs pouvoirs, parfois même en prônant l’idée d’une « gouvernance mondiale », véritable piège pour les Etats et leurs peuples...

 


Mis à jour (Mercredi, 12 Juin 2013 14:04)

 

postheadericon Les fâcheux oublis de Marisol Touraine...

 

La question des retraites va sans doute très largement animer les débats des mois prochains et cette semaine voit le début d’une vaste préparation d’artillerie médiatique et politique de la part d’un gouvernement et d’un Parti socialiste « godillot » oublieux de ses discours d’il y a trois ans, quand le Pouvoir de MM. Sarkozy et Fillon cherchait à réformer le système et reculait l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans.


Pour ceux qui ont cru en M. Hollande, le réveil est plutôt rude...


Dimanche, c’est le ministre des Affaires sociales et de la Santé, Mme Marisol Touraine, qui tirait la première salve dans « Le Parisien » en expliquant doctement que « quand on vit plus longtemps, on peut travailler plus longtemps », sans un mot sur le recul de l’espérance de vie en bonne santé observé depuis quelques années en France et développé de façon claire et complète dans le dernier numéro de « Science & Vie » (juin 2013). Il est tout de même surprenant que ce ministre, officiellement chargé de la Santé, « oublie » cet élément qui remet en cause quelques discours simplistes sur l’évolution de l’espérance de vie qui ne peut être limitée à une simple question quantitative (le nombre d’années de vie « espéré », toujours en progression) et qui doit, évidemment, être pensée aussi en termes qualitatifs (le nombre d’années de vie en bonne santé, désormais en repli) !


Il y a autre chose que semble oublier ce ministre, c’est qu’une partie de la résolution de la question des retraites passe par la baisse du chômage, en particulier par celui des actifs les plus âgés, aujourd’hui de plus en plus délaissés par un marché de l’emploi qui semble vouloir, d’une façon un peu triviale, de « la chair fraîche » ou, en tout cas, plus malléable et moins marquée par le passé « revendicatif » des générations du « baby boom ». Or, aujourd’hui, la mondialisation, qui prend en France le double aspect des délocalisations spéculatives et de la désindustrialisation accélérée, entraîne la destruction de nombreux emplois, considérés comme « trop coûteux » en France, pas tant à cause des charges sociales (effectivement trop lourdes pour de nombreuses entreprises, en particulier petites et moyennes) qu’à cause des salaires des travailleurs et cadres eux-mêmes, évidemment et heureusement plus élevés qu’au Bengladesh ou qu’en Chine…


 

Pour régler, autant que faire se peut, la question des retraites, ce n’est pas un simple discours sur l’âge de départ ou sur la durée de cotisations qu’il faudra mais une véritable réflexion, argumentée et constructive, imaginative surtout et consolidée par une véritable pensée sociale et politique sur ce que l’on veut pour notre pays et sa société : il est à craindre que le gouvernement, dans cette urgence qu’il théâtralise pour mieux faire passer ce que ses membres actuels refusaient quand ils étaient dans l’Opposition, ne commette le péché d’injustice et de forfaiture sociale !


En tout cas, avant de faire quelques propositions réalistes dans les temps qui viennent, je m’emploierai à développer les éléments évoqués plus haut pour montrer que la question des retraites est plus complexe que notre ministre n’essaye de le faire croire et qu’il ne sera pas possible de négliger la réflexion de fond sur la question sociale en France et sur les moyens politiques et institutionnels de la maîtriser, sinon de la résoudre…


Mis à jour (Mardi, 11 Juin 2013 00:23)

 

postheadericon Cette arrogance des puissants qui nourrit les révoltes d'aujourd'hui et prépare celles de demain...

 

J’étais lundi soir à Paris pour manifester contre cette fameuse théorie du genre qui nie l’altérité sexuelle naturelle et que certains, au nom d’une idéologie égalitaire destructrice du réel, voudraient imposer dès la plus tendre enfance aux nouvelles générations, par le biais de l’école et, pour ceux qui ne comprendraient pas le message, par le Droit et la répression… Il y avait là quelques milliers de manifestants et, parmi eux, de nombreux amis, anciens et nouveaux, ceux des années « Génération Maurras » et ceux rencontrés au hasard des défilés de cette année 2013, voire lors des veilles ou des échauffourées des Invalides (entre autres) : des générations différentes, des parcours divers et des opinions ou des engagements parfois éloignés des miens, mais tous rassemblés autour de quelques refus simples et de quelques principes fermes sur la famille, sur les bases de la société, voire de la civilisation : en somme, « plutôt Antigone que Créon ! ». Les manifestations du printemps et leurs suites sous des formes variées ont créé de multiples liens et je connais quelques couples qui sont nés de ce printemps tourmenté, sur le bitume des parcours et dans les fumées des lacrymogènes : un baiser échangé devant une rangée de gardes casqués a sans doute une saveur toute particulière, et apparaît comme une réponse sentimentale, certes, mais heureuse et pacifique aux discours parfois violemment outranciers des amis de M. Valls et de Mme Taubira…


Lorsque les Puissants du moment en appellent au canon purificateur...

 

Ce lundi, je suis venu à la manifestation avec en tête les mots de cet assistant parlementaire socialiste qui prônait l’usage du canon, comme Bonaparte devant l’église Saint-Roch, contre les opposants au mariage homosexuel : ils me rappelaient les propos tout aussi incendiaires de M. Bergé qui expliquait sur la toile qu’il ne serait, en somme, pas fâché de voir une bombe dévaster les rangs des manifestants le 24 mars dernier… Ces quelques phrases qu’il n’est pas indécent de qualifier de haineuses me font mal : autant j’apprécie la polémique et le pamphlet, et je me souviens de l’empressement que j’avais, au début des années 90, à me procurer « L’Idiot international » de Jean-Edern Hallier dès sa parution pour y goûter l’alcool fort des diatribes de l’écrivain breton (on n’était jamais déçu, côté exagération et colère parfois fort juste, à la lecture du génial trublion…), autant je déteste cette haine poisseuse des puissants à l’égard de qui ne se plie pas à leur redoutable suzeraineté ! Je suis d’une tradition où la force du statut donne plus de devoirs qu’elle n’autorise d’insultes à l’égard d’autrui, et surtout des plus faibles : quand les puissants du jour, qui demain ne seront peut-être plus que des déshérités des médias et de la fortune du Pouvoir (que l’on médite le sort de MM. Dominique Strauss-Kahn et Cahuzac, hier si respectés, voire adulés, parce que craints…), méprisent et « assassinent » (virtuellement, heureusement) par le verbe gras de leur suffisance, j’ai tendance à élever, de colère, la voix, et à me révolter, éternel chouan du pavé (que l’on foule, bien sûr…) et du mot bien ajusté (enfin, autant que faire se peut…).

 


L'arrogance et le mensonge, deux jumeaux ?


C’est cette arrogance verbale des partis au pouvoir et de leurs maîtres ou vassaux (et je compte là-dedans une certaine presse plus indigne que libre…) qui, aujourd’hui, est la plus grosse charge explosive dans notre pays, et non les agitations des manifestants du printemps, qu’ils soient opposants au mariage homosexuel ou ouvriers de Good-Year ou de Florange : une arrogance abritée derrière des grillages et des boucliers, et qui disparaît assez vite quand, par hasard, le réel s’invite à table ou lors d’une réunion des dirigeants du Parti socialiste, comme ce fut le cas il y a quelques mois à Paris, au grand dam d’un Moscovici désavoué publiquement par les salariés syndiqués de PSA-Aulnay…


L’arrogance est un triste défaut des oligarchies et, parfois, elles en meurent car elles ne savent plus écouter les bruits du dehors, de cette réalité qu’elles croient pouvoir éternellement acheter et subvertir avec quelques journaux ou chaînes de distraction massive : les socialistes et les libéraux qui, aujourd’hui, paradent dans les couloirs du Pouvoir parisien ou dans les bunkers de Bruxelles, feraient bien de ne pas oublier qu’il est des colères que l’on ne peut indéfiniment susciter et provoquer sans, qu’à un moment ou à un autre, elles ne renversent les certitudes bien établies et les tranquillités sécurisées à grands frais policiers.



Mis à jour (Mardi, 04 Juin 2013 23:34)

 

postheadericon Ce chômage qu'il faut, sans cesse, combattre.

 

Le chômage est une réalité qui, chaque mois, touche de plus en plus de personnes, de familles, ce qui ne semble guère émouvoir outre mesure les élites qui nous gouvernent, plus soucieuses ces derniers temps de légiférer sur des questions de société, voire de civilisation, au risque de diviser un peu plus notre pays quand il aurait tant besoin de calme et d’unité : il est vrai que le laboratoire de pensée du Parti socialiste, « Terra nova », conseillait dès 2011 aux dirigeants de la Gauche social-démocrate de renoncer à défendre les ouvriers, devenus politiquement infréquentables et stratégiquement peu rentables, pour privilégier les « minorités », c’est-à-dire, concrètement, les groupes de pression communautaristes qui, à l’imitation de ce qui se passe aux Etats-Unis, revendique droits et prébendes sans forcément beaucoup d’égards pour le Bien commun et la société en tant que telle.


Des manifestations passées malheureusement inaperçues cet automne contre la fermeture d'usines...


Ce choix stratégique des socialistes indique néanmoins nettement que le Parti jadis dirigé par M. Hollande a changé de paradigme et que, désormais, il entend garder les ouvriers à bonne distance des instances du Pouvoir, quitte à les désespérer en ne répondant plus à leurs attentes : l’affaire de Florange, si mal vécue par les salariés de Mittal, a démontré que les promesses électorales ne survivaient pas à l’accession au Pouvoir de ceux qui l’ont tant attendu depuis l’échec de Lionel Jospin… Des discours du candidat Hollande contre la Finance, il ne reste que l’impression, amère pour beaucoup, d’une vaste fumisterie avec effets de manche, juste bonne à attirer quelques naïfs électeurs, d’une escroquerie politicienne qui a parfaitement fonctionné, par le simple jeu de la démocratie représentative, celle-là même qui stérilise trop souvent la parole des électeurs en l’encadrant prudemment mais fermement, et en la livrant aux partis et à leurs féodaux.


Ainsi, les ouvriers ne doivent rien attendre de M. Hollande et de son gouvernement, même s’il paraît utile et honnête de reconnaître les efforts de M. Montebourg et de Mme Bricq (au Commerce extérieur) pour sauver ce qui peut l’être en France, mais avec des résultats pour le moins mitigés ! Or, c’est bien d’une véritable politique de réindustrialisation (qui tienne compte du nécessaire « souci environnemental ») et de promotion du travail français dont notre pays a besoin : les potentialités territoriales, valorisées par une stratégie audacieuse d’aménagement des territoires, sont multiples, que cela soit sur terre comme sur mer. Si l’Etat n’a pas vocation à tout faire et à tout imposer, il doit néanmoins organiser les efforts et soutenir les initiatives les plus prometteuses dans les domaines de la production, de la transformation et de la distribution, sans céder à la tentation d’un étatisme facile mais foncièrement stérile au plan économique comme l’histoire économique de la France le démontre à l’envi.


Il y a véritablement « urgence sociale » : les 43.300 nouveaux chômeurs annoncés par le ministère du travail pour le seul mois d’avril ne font que précéder ceux des mois suivants, au risque d’entraîner de multiples conséquences collatérales sur les finances publiques et les aides sociales déjà bien malmenées ces dernières années. Recréer de l’emploi, c’est aussi améliorer le financement des retraites, soulager les caisses sociales, et diminuer l’endettement public.


Un livre qui donne quelques idées, aussi, pour créer des emplois...


Reste à faire preuve d’imagination et d’inventivité, mais aussi de courage et de décision, en particulier à la tête de l’Etat ! Il est à craindre, néanmoins, que la République ne soit guère à la hauteur de ces ambitions que nous souhaitons pour la France, et pour laquelle nous militons si vivement, avec le soutien de l’espérance...

 


Mis à jour (Vendredi, 31 Mai 2013 11:21)